Finale des Six Nations féminines : Poppy Cleall offre le titre à l’Angleterre contre la France

Il n’y avait aucune chance de réaliser un troisième grand chelem consécutif dans ce tournoi au nouveau format, mais sous le soleil radieux de Twickenham, l’Angleterre s’est accrochée à son titre des Six Nations. Ils ont toutefois eu beaucoup de chance, Poppy Cleall marquant le seul essai d’une finale tendue et truffée d’erreurs, et les Red Roses n’avaient pas joué aussi mal depuis longtemps.

D’une certaine manière, le match a reflété celui de l’automne dernier contre les Bleues, lorsque seule une pénalité de dernière minute d’Emily Scarratt a donné la victoire aux Red Roses.

L’Angleterre savait qu’elle allait assister à un match serré, mais peut-être pas aussi serré que celui-là. Les attaquantes françaises étaient redoutables et leur défense inflexible. Zoe Aldcroft était remarquable dans la ligne arrière reconstruite de l’Angleterre, mais trop de ses coéquipières avaient des jours sans. La France a quitté le terrain avec l’impression d’avoir été agressée.

L’Angleterre, qui a également eu un peu de chance avec certaines décisions de l’arbitre Hollie Davidson, a accumulé 119 points dans ses deux matchs pour atteindre la finale, mais s’il y avait des doutes que ce serait une vraie compétition, ils ont été dissipés lorsque la mêlée anglaise a été repoussée vers l’arrière dès le début. Le pack français ne reculait pas, avec le verrou Madoussou Fall en tête, et la défense locale était sous pression.

Même le capitaine Scarratt n’était pas dans son assiette, manquant deux pénalités qui auraient pu alléger la pression. Plus inquiétant encore, la capitaine anglaise a ensuite quitté le terrain. Émilie Boulard pensait avoir débloqué la situation lorsque l’arrière a marqué un essai, mais il y avait eu une passe en avant dans l’action. À la demi-heure de jeu, Caroline Drouin a manqué une pénalité qui a suivi. L’impasse n’est pas rompue.

Scarratt revient sur le terrain et l’Angleterre commence enfin à forcer le rythme. Sur le coup de la pause, Cleall obtient une pénalité rapide après que la France ait été pénalisée lors d’une mêlée. Le numéro 8 a été arrêté juste avant la ligne mais il a réussi à décharger le ballon à Zoe Harrison qui a évité un plaquage et Cleall était prêt à s’écraser près des poteaux. Cette fois, Scarratt pouvait difficilement ne pas convertir.

Après la pause, le pack français a de nouveau fait reculer l’Angleterre sur une mêlée, mais Drouin a frappé le poteau avec la pénalité qui en résultait. La demoiselle d’honneur a une autre opportunité plus facile quelques instants plus tard qu’elle convertit. La France commence à vider son banc de touche, Pauline Bourdon ajoutant son talent à la mêlée.

Le remplacement le plus maillot rugby france spectaculaire de l’Angleterre est celui de Sarah Hunter, qui fait sa 125e apparition en tant que remplaçante. Hunter n’avait étonnamment pas été retenue dans l’équipe de départ et son expérience n’a jamais été aussi nécessaire.

Simon Middleton, l’entraîneur principal de l’Angleterre, a admis que le match aurait pu leur échapper au cours d’une deuxième mi-temps frénétique. « Le match était en jeu et ce n’est qu’à la fin que nous avons pris l’avantage. Mais je sais que cette équipe a du caractère et nous avons prouvé que nous sommes difficiles à battre.

« Nous sommes restés dans la bataille et nous avons affronté une équipe très physique. Ce n’était peut-être pas une partie de plaisir, mais d’une certaine manière, le match a montré ce qu’est le rugby. C’est un jeu de défense aussi bien que d’attaque. Nous avons un excellent bilan récent contre la France, mais nous avons dû travailler incroyablement dur et si nous avions perdu trois pour cent de notre performance, nous aurions perdu. »

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